A - La peau des animaux pratiquants le mimétisme

Dans le but d'être plus précis, nous nous sommes plus particulèrement au cas du caméléon. Nous étudierons donc la structure de la peau de celui-ci et, dans un cas plus général, qui s'applique donc aux autres animaux qui pratiquent le mimétisme, nous évoquerons le mécanisme des changements de couleurs.  

1) La structure de la peau

          Dans le but d’être plus précis, nous nous sommes intéressés plus particulièrement au cas du caméléon. Comme les humains, la peau de celui-ci est composée d’une couche superficielle, l’épiderme et d’une couche plus profonde, le derme.

 L’épiderme est lui-même divisé en trois couches :

- La couche cornée est composée de cellules kératineuses sans noyau.

- La couche de malphigi est composée de cellules qui commencent à se désorganiser et participent à la création de la future couche cornée.

- La couche germinative assure le renouvellement de l’épiderme.

 

         Le derme est lui aussi composé de trois couches, qui contiennent toutes des chromatophores. Les chromatophores sont des cellules pigmentaires du derme, il en existe plusieurs sortes, chacune responsables d’une couleur. Cette couleur peut être produite par la présence de pigments, qui absorbent toutes les couleurs sauf une, ou de cristaux qui diffractent la lumière. Les différentes couches sont :

- La couche des lipophores qui regroupent les xantophores et les érytrophores. Les xanthophores sont des chromatophores qui contiennent d’importantes quantités de pigments jaunes, la ptéridine. Les érythrophores sont des chromatophores qui ont un excès de caroténoïdes, ce qui leur donne leur couleur rouge, orangée.

- La seconde couche est composée d’iridophores, ce sont des chromatophores qui ne possèdent pas de pigments mais des plaquettes. Elles sont le plus souvent constituées de cristaux de guanine, qui diffractent la lumière. En effet, à la lumière ces cristaux génèrent des couleurs iridescentes (couleurs qui varient selon l’angle où on les observe) par diffraction de la lumière (phénomène par lequel les rayons lumineux issus d’une source ponctuelle sont déviés de leur trajectoire rectiligne lorsqu’ils rasent les bords d’un obstacle opaque).

- La troisième couche est composée de mélanophores, ces cellules sont remplies de mélanine, un pigment de couleur noire. Ce pigment à la capacité de se déplacer dans la cellule grâce à des canaux qui traversent le derme. La mélanine adopte donc différentes positions dans la cellule : elle peut être autour du noyau, ne cachant pas les chromatophores situés au-dessus. Répartie autour des iridophores, ces derniers sont donc cachés. Ou répartie autour des iridophores et des lipophores, masquant ainsi tous les chromatophores.

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2) Le mécanisme entrainant les variations de couleur 

         La lumière joue un rôle essentiel sur la couleur et la pigmentation. En effet, les pigments des chromatophores sont capables d’absorber une partie des rayonnements de la lumière et de réfléchir leur couleur complémentaire. En fonction de la lumière que laissent passer les iridocytes, les xanthophores et les érytrophores laisseront leurs couleurs s’exprimer ou non. Les couleurs que nous voyons sont donc le résultat de la synthèse additive de ces pigments. Par exemple, un rayon filtré bleu par un guanocyte et qui rencontrerait un xanthophore jaune avant de remonter à la surface, donnerait une couleur verte.


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